TRISOMIE 21 - FRANCE
:Fédération des Associations pour l'Insertion sociale des personnes porteuses d'une Trisomie 21


LE GRAND REMUE MENINGES

mise à jout 10 02 2007

 

APRES LES JOURNEES

L'ATELIER D'ECRITURE

 


G.E.I.S.T. 21 : Groupe d'Etude pour l'Insertion Sociale des personnes porteuses d'une Trisomie 21

 

Atelier d'écriture. par Nora et Bernard Magnans article paru dans Geist soleil N° 49 Janvier 2007

Des images et des mots, juste pour mieux assumer sa vie texte d'Alain Bellet (écrivain) et Patricia Baud (photographe)

Visionner le document final réalisé lors de l'atelier (en html)

Visionner le document final en présentation (format ppt)

Le reportage photo de Joel et Bernard

Les photos d'Aurélie, Céline, David, Emeline, Joel, Simon

Les photos de Patricia Baud

Le reportage photo en salle d'écriture des textes

les textes

 

 

 

 

 

 

Des images et des mots, juste pour mieux assumer sa vie
Un atelier avec de jeunes trisomiques,


proposé par Patricia Baud, auteur photographe et Alain Bellet, écrivain

 


Cet automne à ParisOnze novembre dernier, un rendez-vous était pris au Palais de la Mutualité,
à Paris. Ecrire et photographier avec des jeunes adolescents et adultes
trisomiques en marge des rencontres européennes, Trisomie 21, le pari était
lancé. Comment faire, comment être, comment et quoi proposer ?
Un ancien souvenir s'impose pour la photographe, un copain régulier de 10 ans son
aîné venant partager ses jeudi après-midi alors qu'elle en avait à peine dix.

Des questions inutiles volent en éclat, Paris et son histoire échevelée,
racontée à la va vite sur le bord d'un trottoir, s'imposent comme décor,
médiateur, découverte humaine, avant tout.
Etre soi-même comme à dix ans
pour faire aimer et partager ses passions.

Pendant un peu plus de deux heures, les petites rues du Quartier Latin, les
bords de Seine et Notre-Dame jouent les sésames de l'authenticité, de
connivences à partager de suite. Photographie aidant.
Aller à la rencontre des passants. C'est écouter parler une vieille femme de son quartier très
ancien, c'est organiser un rassemblement de touristes étrangers de
différentes nationalités pour créer une photo originale sur un pont de
Paris, c'est oser demander gentiment à une madone démunie assise à même le
trottoir la main tendue, de réaliser une photo pour lui redonner importance
et vie dans le témoignage d'un Paris oublieux, fait aussi d'exclusions.
Les portes s'ouvrent, les sensibilités s'offrent au premier venu. C'est
l'alchimie des rencontres, comme toujours, dans les ateliers Images et mots
de Bellet-Baud, proposés depuis 13 ans avec la photographe Patricia Baud et
l'écrivain Alain Bellet avec toutes sortes de gens attentifs et disponibles
à tous les possibles, ouvriers licenciés de Charbonnages de France,
agricultrices Alsaciennes trop souvent méprisées, détenus sans droit ni
espoir immédiat, élèves en échec, délinquants perdus dans l'incertitude
d'une caravane disciplinaire au Sahara, jeunes trisomiques prêts à tous les
enjeux de vie à condition d'êtres autonomes, enfin reconnus grands...

L'émotion est là, le regard s'aiguise, le commentaire affleure. Les jeunes
adultes qui nous suivent avec un volontarisme extraordinaire savent
l'importance de ce qui se passe ici.
En quelques heures, ils débarquent dans le dire, l'imaginé, le regardé, le choisi.
Le clic-clac n'est pas de mise. La construction, la composition des images s'imposent.
Les photographies ne sont pas des clichés, elles pensent, se construisent,
racontent des tranches de vie. Le pas traîne un peu et les regards
s'approfondissent. A l'heure du restaurant, la fête s'affiche en paillettes
sur tous les visages. Une confidence se glisse : "j'ai moins peur du regard
des autres depuis que j'ai réalisé ces photos ".
Si l'émotion est forte et partagée, le groupe s'installe maintenant dans
l'écrit. L'essentiel, se dire, éprouver, retrouver le sentiment, domestiquer
la langue pour qu'elle communique à autrui ce qui bouillonne là, si fort à
l'intérieur des carcasses et du c¦ur... La photographie permissive a rempli
son rôle d'intermédiaire, d'ouverture de soi vers l'autre pour redonner aux autres, de découvertes.
Avec les mots et les images, rien d'impossible sur le fond quant les
passeurs sont permissifs, ouverts à l'autre. Témoignages à l'appui. Vraie
conscience de pratiques éprouvées.
Tous créent, tous écrivent, tous photographient.
Alchimie des instants partagés, bonheur de se confier, même la grande scène
de la Mutualité face à des centaines de congressistes où il était convenu de
redonner à voix haute certains textes n'effraie plus personne, pas même le
léger bégaiement d'une participante qui va le domestiquer, pour la première
fois grâce à Emeline qui explique comment faire...

La sensibilité était au rendez-vous. C'était comme un essuyage de plâtre, une ébauche.
D'autres rendez-vous sont à prendre, n'est-ce pas ?
Une université d'été se promène sur les lèvres des plus bavards...  

Rêvons un instant, évaluons ces pas de géants construits sur une semaine entière, cet été, pensez-vous ?...



Patricia Baud, Alain Bellet

 

Alain BELLET est écrivain, nouvelliste, historien;
Sociétaire de la Société des Gens de Lettres
Président de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse

http://perso.wanadoo.fr/alain.bellet/

Patricia BAUD, AUTEUR PHOTOGRAPHE
Membre de l'Union des Photographes Créateurs (UPC)

http://patricia.baud.free.fr/

 

 

 

 

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